Portraits
Bertrand Vuillermoz - Cap Gemini

Découvrez notre portrait du mois de mars 2026 consacré à Bertrand Vuillermoz
PORTRAIT EXPRESS
Quelles sont vos passions / loisirs en dehors du travail ?
J’aime les moments de convivialité en famille et/ou avec les amis idéalement partagés autour d’une bonne table. Ils font partie de mon équilibre.
Au-delà de ces bons moments, j’adore être en montagne et pratiquer le ski ; probablement à cause de mes racines jurassiennes et définitivement pour la sensation de vitesse et de liberté qu’ils procurent.
Une des causes qui vous tient à cœur ?
Tout ce qui touche à l’enfance me parle particulièrement. J’ai eu l’occasion de m’engager auprès d’associations accompagnant des enfants malades, mais aussi dans des programmes de mentorat destinés à des adolescents issus de milieux défavorisés.
Participer au programme « Une Grande Ecole, Pourquoi pas moi » auquel le groupe Kering et sa fondation participaient a été pour moi une superbe aventure humaine. Aider ces jeunes à découvrir le monde de l’entreprise, à envisager des métiers auxquels ils n’auraient pas pensé, a été une expérience très enrichissante. C’est une manière concrète de promouvoir la diversité et l’égalité des chances, et en plus cela permet d’ouvrir les yeux des mentors en entreprise.
Quelles qualités appréciez-vous chez les autres ?
Naturellement, je dirai la sincérité et l’engagement.
Mais je suis aussi sensible à la créativité, j’apprécie celles et ceux qui innovent et/ou qui savent penser différemment (sortir du cadre établi).
Et le défaut pour lequel vous avez le plus d’indulgence ?
La curiosité, à condition qu’elle soit saine. Chercher à s’intéresser aux autres, à comprendre leurs environnements, leurs activités, leurs enjeux … c’est une qualité qui me semble essentielle ; et ce même si certains peuvent la percevoir comme un défaut.
INTERVIEW
Parlez-nous de votre parcours et de ce qui vous a amené jusqu’ici ?
Alors que je faisais des études de droit, j’ai découvert la fonction RH lors d’un stage, et cela a été un véritable coup de foudre. J’y ai trouvé une fonction à la fois opérationnelle et stratégique ; mais offrant surtout une vision de l’entreprise dans laquelle l’humain est au centre.
Mes premiers pas dans la fonction RH se sont faits chez Peugeot-Citroën (aujourd’hui Stellantis), où j’ai passé six ans en usine et en relations sociales. Cette expérience a vraiment été fondatrice car elle m’a appris la complexité du dialogue social, l’importance de l’écoute et du respect des équilibres.
Ensuite, j’ai rejoint le groupe Kering où moment où le groupe opérait une transformation majeure en se focalisant complètement dans le luxe. J’y ai accompagné des évolutions stratégiques dans un contexte international (achat/vente de filiale, changement d’organisation…). Souhaitant me rapprocher davantage du business et de l’opérationnel, j’ai évolué vers des fonctions de généraliste RH, notamment au sein de la maison Yves Saint Laurent, un univers fantastique « peuplé » de passionnés où partout régnait la créativité.
Par la suite, après un passage au sein d’un groupe développant et fabricants des « medical devices » en Europe et en Inde, j’ai participé à la création d’un groupe Franco-Suisse actif sur les marchés financiers et né d’une fusion ; un challenge en termes d’alignement culturel et organisationnel.
Séduit par un beau challenge entrepreneurial, j’ai ensuite rejoint pendant 5 ans le groupe Rémy Cointreau pour créer « from scratch » une entité pilotant depuis Genève les activités Retail et Travel Retail sur la région EMEA.
In fine, en 2023, j’ai rejoint le groupe Capgemini pour l’accompagner dans un projet de transformation RH à l’échelle mondiale, avant de prendre mes fonctions actuelles de DRH Suisse.
Création & transformation sont le fil conducteur de mon parcours et définitivement mes moteurs.
Pouvez-vous présenter votre entreprise ?
Historiquement issu de la technologie, Capgemini est aujourd’hui l’un des leaders mondiaux du conseil, proposant des services et des solutions de bout en bout, en mobilisant son expertise sectorielle, son écosystème de partenaires et ses compétences de pointe en stratégie, technologie, design, ingénierie et opérations. Le Groupe compte plus de 420’000 collaborateurs dans le monde et réalise un chiffre d’affaires de 22,465 milliards d’euros en 2025.
En Suisse, nous comptons environ 600 collaborateurs répartis sur quatre sites à Genève, Zurich, Lausanne et Bâle. Nous accompagnons nos clients sur leurs projets, notamment en transformation, dans des secteurs d’activité extrêmement variés.
Certaines de vos plus belles réussites, tant sur le plan professionnel que personnel ?
Sur le plan personnel, mes enfants, sans hésitation.
Sur le plan professionnel, je parlerais surtout des réussites collectives. Ce qui me rend le plus fier, ce sont les personnes que j’ai recrutées ou accompagnées et que je vois évoluer et réussir. ‘Ma réussite’ est indissociable du développement des autres.
Quels sont vos projets futurs ?
Les enjeux RH sont aujourd’hui particulièrement structurants : évolution démographique, pénurie de talents, coexistence de générations aux attentes différentes, transformation du rapport au travail (notamment depuis le Covid). À cela s’ajoute l’émergence de l’intelligence artificielle, qui transforme les métiers, les compétences et les organisations.
Le chantier pour les RH est gigantesque. Chez Capgemini, nous travaillons notamment au déploiement d’outils RH augmentés par l’IA pour mieux accompagner les recrutements, les parcours professionnels, la formation continue et la gestion des compétences, avec des projets structurants à horizon 2026.
L’enjeu central reste de créer un environnement accompagnant ces transformations, tout en préservant l’engagement le sens et bien sur la performance.
Quel est votre lien avec la Chambre de Commerce France Suisse ?
Capgemini est membre du Comité de soutien de la CCIFS. Dans ce cadre, Je m’implique en tant que relais et ambassadeur, en interne comme en externe.
La CCIFS joue un rôle essentiel de passerelle entre les autorités, développe le dialogue entreprises françaises et suisses et ainsi favorise les synergies entre les deux pays. C’est un environnement riche par sa diversité, où l’on apprend beaucoup au contact d’acteurs issus d’univers très différents et ainsi où je peux assouvir ma curiosité
A la fin, je suis convaincu que les humains ont besoin d’interagir et qu’il faut savoir donner pour recevoir ; mon engagement dans la CCIFS prend alors tout son sens.
Portrait réalisé par Damien Keller - CCI France Suisse