Portraits

Arnaud Merlin - Planifique

Découvrez notre portrait du mois de février 2026 consacré à Arnaud Merlin

Directeur général et associé de Planifique, Arnaud Merlin porte une vision exigeante et structurée de la planification patrimoniale transfrontalière, au service des projets de vie des frontaliers franco-suisses. Ancien karatéka professionnel, il a conservé de cette discipline le sens de l’engagement total et de la précision stratégique, qu’il met aujourd’hui au cœur du développement d’un groupe de 120 collaborateurs.

 

PORTRAIT EXPRESS

1. Quelles sont vos passions en dehors du travail ?

Le karaté. Je suis un ancien professionnel de karaté, discipline que j’ai pratiquée pendant plus de vingt ans, et que j’ai également enseignée en tant que professeur. Le sport a profondément structuré mon rapport à l’effort, à l’engagement et au dépassement de soi.

Prendre du temps en famille, c’est fondamental. 

2. Une des causes qui vous tient à cœur ?

L’impact carbone de la finance.

La finance est un secteur qui génère une empreinte carbone importante. Très naturellement, je me suis intéressé aux approches ISR, puis aux enjeux ESG. Chez Planifique, cela se traduit par des choix concrets : nous cherchons à faire mieux que ce qui se fait habituellement, à financer de manière éthique et responsable, et à maintenir un véritable équilibre, notamment femmes-hommes – aujourd’hui, 42 % de femmes au sein du groupe.

3. Quelles qualités appréciez-vous chez les autres ?

La sincérité et l’intégrité, sans hésiter. J’ai une véritable aversion pour le mensonge, qu’il soit personnel ou professionnel. Je pense que c’est malheureusement quelque chose de plus en plus répandu, et cela me dérange profondément.

J’attache également beaucoup d’importance à l’engagement. Pour moi, si quelqu’un n’est pas engagé à 100 % dans ce qu’il fait, c’est peut-être simplement qu’il n’est pas à la bonne place.

4. Et le défaut pour lequel vous avez le plus d’indulgence ?

Le fait de ne pas savoir. Personne ne naît sachant, et je suis très indulgent avec celles et ceux qui reconnaissent leurs limites et cherchent à progresser. L’erreur fait partie du chemin.

 

INTERVIEW

5. Parlez-nous de votre parcours et de ce qui vous a amené jusqu’ici ?

Je suis issu d’une formation en école de commerce en Angleterre, avec une spécialisation en management et finance. J’ai commencé ma carrière dans la banque privée en France, avant de poursuivre avec un HEC MUST MBA, en management d’unité stratégique.

Après un parcours en région, puis à Paris, je me suis installé à Genève en novembre 2020. À ce moment-là, Planifique – fondée quelques années plus tôt par trois associés – cherchait à structurer et développer son activité de gestion privée. J’ai rejoint le groupe initialement pour cela.

En 2023, j’ai présenté aux associés un projet de structuration globale autour de la planification patrimoniale transfrontalière. L’idée était de dépasser une approche par silo pour proposer un accompagnement global, aligné sur les projets de vie des clients. Le projet a été adopté, et j’ai été nommé directeur général du groupe, tout en devenant associé.

6. Pouvez-vous présenter votre entreprise ?

Planifique est aujourd’hui un groupe de près de 120 collaborateurs, répartis sur trois sites principaux : Genève, Bâle et Archamps, avec des activités en France et en Suisse.

Nous sommes organisés autour de quatre pôles d’expertise :

  • la retraite,
  • l’immobilier,
  • la prévoyance et la fiscalité (3e pilier notamment),
  • la gestion privée.

Notre spécificité est une expertise très pointue du transfrontalier franco-suisse. Nous accompagnons les frontaliers à chaque étape clé de leur vie : choix de résidence, fiscalité, assurance maladie, retraite, transmission. L’objectif est d’apporter une vision globale, cohérente et durable.

7. Certaines de vos plus belles réussites, tant sur le plan professionnel que personnel ?

Sur le plan professionnel, je dirais la capacité à fédérer des talents. J’ai eu la chance de rencontrer des personnes remarquables tout au long de mon parcours, et certaines ont choisi de me suivre chez Planifique, parfois en changeant de région ou de pays. Cela crée une dynamique humaine très forte, fondée sur la confiance, la méritocratie et la recommandation.

À titre personnel, je suis particulièrement fier d’avoir pu concrétiser une partie de ce que j’avais théorisé dans ma thèse à HEC : l’idée que la finance peut concilier rentabilité et humanité. Chez Planifique, nous partons des objectifs de vie de nos clients, et non des produits. La satisfaction et la confiance sont les véritables moteurs de notre réussite.

8. Quels sont vos projets futurs ?

Nous souhaitons être un réflexe naturel pour les quelque 235 000 frontaliers, dès qu’une question structurante se pose. La croissance se poursuivra, mais jamais au détriment de la qualité ni de nos valeurs.

Notre priorité est de continuer à construire une entreprise dans laquelle les collaborateurs sont épanouis et les clients satisfaits. Nous avons défini un plan stratégique sur trois ans (2026–2028), avec une ambition claire : devenir un acteur de référence pour les frontaliers franco-suisses, de Saint-Gingolph à Bâle.

9. Quel est votre lien avec la Chambre de Commerce France Suisse ?

J’ai rencontré la CCIFS à l’occasion d’événements, notamment grâce à Mathieu Fleury. Très vite, l’idée d’une collaboration fondée sur une logique de win-win-win s’est imposée.

Pour moi, la CCIFS est un formidable catalyseur de synergies. Il ne s’agit pas simplement de visibilité, mais de créer des interactions utiles, des événements mutualisés, et de servir ensemble les entreprises et les frontaliers. Nous partageons un même état d’esprit : créer de la valeur durable, collectivement.

 

Interview réalisée par Damien Keller - CCI France Suisse

 

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