Secteurs & marchés
L’innovation n’attend pas

Les start-up suisses rebondissent, mais Genève décroche nettement: fiscalité et lourdeurs freinent son attractivité. Agefi
“A Genève, les entrepreneurs sont doublement pénalisés. Pour une start-up, chaque levée de fonds alourdit la charge fiscale du fondateur, sans améliorer sa liquidité”
Enfin une bonne nouvelle. Les investissements dans les jeunes pousses suisses ont augmenté de près de 24% en 2025, pour atteindre 2,95 milliards de francs. Dans un contexte international tendu, ce rebond constitue un signal encourageant pour l’écosystème de l’innovation suisse. Il confirme la capacité du pays à rester attractif, malgré une concurrence internationale toujours plus intense.
Mais cette dynamique positive n’est pas uniformément répartie. A Genève, la situation est préoccupante. Les montants levés ont chuté de plus de 70% en un an, reléguant le canton à la cinquième place nationale, loin derrière Zurich, Vaud et Bâle-Ville, et désormais aussi devancé par Zoug. Le constat est clair: Genève décroche.
Les explications sectorielles sont connues. L’écosystème genevois est moins exposé aux technologies de l’information et aux biotechnologies, qui concentrent aujourd’hui l’essentiel des flux d’investissement. Mais s’en contenter serait une erreur. Le capital ne raisonne pas en intention, mais en conditions-cadres. Il arbitre, en permanence, entre les territoires (…)