Portraits

Alexandra Hofmann - La Poste Suisse

Découvrez notre portrait du mois d'avril 2026 consacré à Alexandra Hofmann, Responsable du segment PME et de l’expérience client La Poste Suisse

PORTRAIT EXPRESS

Quelles sont vos passions / loisirs en dehors du travail ?

En dehors du travail, je trouve mon équilibre avec ma famille et dans la nature. Être dehors, marcher, prendre de la hauteur, en montagne comme lors de simples balades, m’aide à remettre les choses en perspective.

J’attache aussi beaucoup d’importance aux échanges humains : des discussions ouvertes, parfois spontanées, autour d’un café. Ce sont souvent ces moments-là qui nourrissent ma curiosité et, très concrètement, mes meilleures idées.

Valaisanne d’origine, je reste profondément attachée à mes montagnes. Le glacier d’Aletsch, en particulier, est un lieu qui m’est cher : c’est là que je me ressource, en ski, en randonnée avec ma famille. 

 

Une des causes qui vous tient à cœur ?

La durabilité me tient profondément à cœur, dans toutes ses dimensions. Cela signifie à la fois la protection de l’environnement et la responsabilité envers les collaboratrices et collaborateurs.

Au quotidien, cela se traduit par des choix simples mais engagés : privilégier des vacances plus locales, limiter les déplacements inutiles, ou encore, à Zurich, avoir fait le choix de vivre sans voiture en utilisant un vélo cargo.

Sur le plan professionnel, cet engagement prend une autre ampleur. La Poste représente environ 1 % des émissions de CO₂ en Suisse, ce qui en fait un acteur clé de la transition. Aujourd’hui, déjà 50 % des livraisons sont effectuées en électrique (soit 90 Mio de colis de par an), avec un objectif de 100 % d’ici 2030. 

Au-delà des opérations, l’impact se joue aussi à travers les investissements, la mobilité ou encore les services financiers. C’est cette capacité à agir à grande échelle, de manière cohérente, qui donne du sens à mon engagement.

 

Quelles qualités appréciez-vous chez les autres ?

J’apprécie les personnes ouvertes, engagées et capables de penser au-delà de leur propre périmètre. Celles qui osent poser les bonnes questions, même lorsqu’elles ne sont pas confortables, et qui considèrent la collaboration comme une véritable source de création de valeur.

 

Et le défaut pour lequel vous avez le plus d’indulgence ?

Probablement l’impatience, surtout lorsqu’elle est liée à l’enthousiasme et à l’envie de faire avancer les choses. Tant qu’elle s’accompagne de respect et de bienveillance, elle peut même devenir un moteur.

 

INTERVIEW

Parlez-nous de votre parcours et de ce qui vous a amené jusqu’ici ?

Mon parcours est guidé par un fil rouge clair : la stratégie, l’innovation et la transformation.

J’ai débuté par des études en management entre Lausanne (HEC) et Saint-Gall, avant de passer plusieurs années dans le conseil en stratégie, en Suisse et en Europe. Cette période, très dense, m’a permis d’intervenir dans différents secteurs, avec des cycles courts, et d’acquérir une forte capacité d’adaptation ainsi qu’une vision transversale des organisations. 

J’ai ensuite rejoint l’Hôpital universitaire de Zurich, où j’ai contribué à structurer une fonction de développement stratégique et d’innovation. L’enjeu était de créer une approche intégrée entre stratégie, portefeuille de projets et transformation des processus.

En 2021, j’ai intégré la Poste suisse dans un contexte de redéfinition stratégique, avec des responsabilités autour du développement, de la durabilité et de l’innovation.

Aujourd’hui, je suis en charge du développement du segment PME, avec un objectif clair : transformer la stratégie en solutions concrètes pour les clients.

 

Pouvez-vous présenter votre entreprise ?

La Poste suisse est profondément ancrée dans le tissu économique et social du pays, mais elle va aujourd’hui bien au-delà de la logistique.

Nous proposons aux PME un écosystème complet : solutions de paiement avec PostFinance, gestion de flotte, services digitaux comme ePost, logistique e-commerce ou encore solutions de communication et d’acquisition clients.

L’un de nos enjeux actuels est de simplifier cet univers pour les PME. Historiquement, notre organisation est structurée par produits (logistique, finance, digital, mobilité), ce qui fonctionne très bien pour les grands comptes.

Mais pour les PME, la réalité est différente : elles attendent une approche simple, intégrée, lisible. C’est précisément ce que nous sommes en train de construire, notamment via une refonte de notre approche client, de nos campagnes et de nos interfaces digitales. 

Notre ambition : devenir un partenaire du quotidien, capable de simplifier la complexité

 

Certaines de vos plus belles réussites, tant sur le plan professionnel que personnel ?

Je n’aime pas trop les superlatifs. Ce sont plutôt les dynamiques collectives et les moments de concrétisation qui me marquent.

Récemment, le lancement d’une nouvelle organisation dédiée aux PME a été une étape importante. Dans une entreprise d'environ 50.000 collaborateurs, réussir à réunir une douzaine de départements autour d’une vision commune est un défi en soi.

Nous avons notamment co-construit une campagne intégrée pour les acteurs du e-commerce, combinant paiements, logistique, acquisition clients et services digitaux. Ce travail transversal, centré sur les besoins réels des clients, a marqué un tournant : pour la première fois, nous avons véritablement raisonné en “solution globale” et non plus en silos. 

Sur le plan personnel, mes plus belles réussites restent des moments simples : être pleinement présente avec mon fils, explorer ensemble, prendre le temps.

 

Quels sont vos projets futurs ?

L’avenir de la Poste se joue à la croisée de l’innovation, de la transformation et de sa responsabilité sociétale.

Concrètement, nous travaillons sur une simplification majeure de l’expérience client, notamment via une plateforme unifiée permettant d’accéder à l’ensemble des services avec un login unique. 

Nous développons également des solutions combinant digital et humain : chat intelligent, accompagnement personnalisé, automatisation de certains processus.

Un exemple très concret : permettre à une PME de gérer l’ensemble de son cycle documentaire, de l’offre à la facture, de manière digitale, sécurisée et fluide, sans impression ni ressaisie. Cela améliore non seulement l’efficacité opérationnelle, mais aussi la trésorerie, en réduisant les délais de traitement et de paiement. 

L’objectif reste simple : redonner du temps aux entreprises pour se concentrer sur leur cœur de métier.

 

Quel est votre lien avec la Chambre de Commerce France Suisse ?

Bien que je sois encore relativement nouvelle dans ce réseau, les premiers échanges ont déjà révélé de fortes convergences.

Nous partageons une même volonté : créer de la valeur pour les entreprises, en particulier les PME, et faciliter leur développement dans un environnement complexe.

Je me réjouis de m’impliquer davantage, de participer aux événements, notamment en Suisse alémanique, et d’explorer des collaborations concrètes avec les membres. 

Portrait réalisé par Damien Keller - CCI France Suisse

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