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Il existe des similitudes entre les systèmes éducatifs suisse et français mais les appellations diffèrent. Ne cherchez pas en Suisse l’équivalent de l’Education Nationale française, car chacun des 26 cantons a son propre système éducatif. Depuis 2009, le projet HarmoS harmonise toutefois les étapes suivantes de la scolarité suisse :
- le degré primaire s’étend sur 8 ans et inclut l’école enfantine ; on commence l’école en Suisse à l’âge de 4 ans. Il correspond à l’élémentaire français, qui inclut l’école maternelle et l’école primaire, que les enfants peuvent démarrer à l’âge de 3 ans.
- le degré secondaire, se décline en secondaire I (de 12 à 15 ans) et secondaire II (de 15 à 19 ans) et correspond au collège et au lycée français. A l’issue de quoi les élèves obtiennent leur maturité, équivalent du baccalauréat français. Les élèves scolarisés en école privée sont peu nombreux en Suisse, d’une part car l’enseignement privé y est nettement plus onéreux comparativement au privé français et d’autre part parce que l’école publique laïque délivre un enseignement plus satisfaisant en Suisse pour les parents.
- le degré tertiaire offre la possibilité de continuer ses études au sein de 3 types de hautes écoles : les hautes écoles universitaires (qui incluent les écoles polytechniques fédérales ou EPF), les hautes écoles spécialisées ou HES et les hautes écoles pédagogiques ou HEP. En Suisse comme en France, les études supérieures peuvent s’étaler jusqu’à 8 ans après la maturité ou le baccalauréat, pour un niveau doctorat.
Si le cursus est sensiblement identique quant aux étapes, le niveau d’exigence aux examens est plus élevé en Suisse. Un lycéen français souhaitant poursuivre ses études supérieures en Suisse devra justifier d’une mention au baccalauréat et par exemple, la mention très bien est une condition sine qua non pour intégrer l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL). Au-delà de l’attrait pour des études en Suisse, cette alternative aux Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles (CPGE) est de plus en plus envisagée par les bacheliers.
Autre spécificité du système suisse : les passerelles. Elles occupent une place prépondérante dans l’organisation du système éducatif suisse, permettant de basculer de la formation académique en apprentissage et inversement de l’apprentissage à un cursus académique. Les élèves sont évalués dès la fin du degré primaire pour bénéficier de la formation qui correspondra le mieux à leur niveau mais rien n’est irréversible. Des élèves orientés en formation professionnalisante ont tout à fait la possibilité de reprendre ensuite un cursus généraliste ou continuer en haute école spécialisée.
Enfin, n’oublions pas que la Suisse est un pays de 4 langues officielles. On comprend donc aisément que l’apprentissage des langues est au cœur de l’éducation suisse. Dès le degré primaire, en complément de leur langue de scolarisation, les enfants étudient deux nouvelles langues. Et la maîtrise des langues est encouragée tout au long de la scolarité avec la possibilité de préparer une maturité bilingue.
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